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 LJC « Don't cry out. »

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JE ME PRESENTE; S. Shadow Blackheart
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MessageSujet: LJC « Don't cry out. »    Mar 24 Aoû - 4:45


“ Forever young, I wanna be forever young.”


emperordalek:


    « T'inquiète […] je gère la situation, parfaitement. » affirma Shadow en achevant son cinquième verre d'alcool, d'affilé. Dit-on gérer une situation lorsque nos membres s'engourdissent ? A écouter le jeune homme, ceci n'était guère un problème. Et comme à son habitude, pour faire son malin, il se leva face à ses partenaires de beuverie. Chancelant sur le côté durant quelques secondes, la Terre lui semblait tourner beaucoup plus vite que d'habitude, en aucun cas il ne se remit en question, bien évidement. Après avoir réussi à se stabiliser sur ses deux pieds, ils les salua d'un revers de main puis se dirigea, tout en essayant de retrouver ses esprits, vers la porte de sortie. « Promis, j'appelle dès que je suis chez moi, juste pour le plaisir de vous réveiller. » balbutia t-il avec difficulté avant de quitter les lieux.

[...]

    « p*tain Jude, t'abuse, ton portable sonne ! » grogna t-il avant d'engouffrer sa tête sous la couette. Essayant le plus possible d'oublier cette foutue sonnerie qui ne cessait de retentir dans toute la pièce. « Merci pour le réveil tiens. » maugréa t-il rouge de colère. Contrairement à ce qu'on pouvait penser, le jeune homme n'avait aucun mal de crâne, ni quelconque signe d'une soirée bien trop arrosée. Du moins, il était seulement en état de fatigue extrême. A tel point qu'il se sentait incapable de balancer son oreiller dans la figure de sa voisine, visiblement en plein sommeil. Finalement, n'arrivant pas à faire extraction de cet hurlement persistant, Shadow repoussa violemment sa couverture, avant de faire un bond hors de son lit. Encore dans les vapes, le jeune homme eut du mal à se mettre en marche, et encore plus à se repérer. A présent, il entendait des « TULUTUTU » partout autour de lui, devenait-il fou ? La situation se compliquait légèrement pour lui. Déjà que son cerveau était encore entrain d'émerger, il allait devoir y aller à l'aveugle, à l'instinct. Se prenant pour un non-voyant surdoué, il se jeta à l'eau avant de vite revenir à la réalité des choses, il était totalement nulle pour ce genre de jeu. « Non mais ce n'est pas possible, tu pourrais au moins ranger tes affaires parfois » s'exclama t-il en haussant le ton avant de remarquer que ces vêtements étaient les siens. « […] enfaite oublie, je n'ai rien dit. » murmura t-il du bout de ses lèvres. Valait mieux pour lui que Jude ne soit pas réveiller, et encore moins part sa faute, sinon il allait passer un sacré quart d'heure. Toutefois, ne perdant pas de vue son objectif, il reprit sa recherche. Shadow était en vérité un faux calme, n'hésitant pas à partir au quart de tour lorsque certaine chose lui prenait trop les nerfs. Ce matin, c'était le cas ; sa patience n'allait pas durer infiniment, et le « TULUTUTU » incessant commençait à lui résonner dans la tête comme des tambourins. Le brun se retrouvait donc à terre, à quatre pattes plus précisément, nez à nez avec un petit objet électronique qui faisait un boucan d'enfer à lui tout seul. « Et m*rde […] » souffla t-il. Ce m*rde signifiait belle et bien son arrêt de mort. A qui appartenait ce portable ? A lui bien sûr. Quel autre crétin pouvait laisser son portable allumer après être parti comme un voleur d'un soirée, complètement à côté de ses pompes. Shadow. Et surtout, qui avait affirmé qu'il allait appeler pour les réveiller. Shadow encore et il avait osé le faire. Malheureusement pour lui, les jeunes gens s'étaient souvenu de cette blague. « C'était les pompiers, pas de ma faute » justifia t-il bêtement. Les pompiers ? « Tu es foutu mon gars. Dégage, tu en as encore le temps. » pensait-il à ce moment là, mais valait sans doute mieux pas. Jude était du genre coriace, si elle avait quelque chose en tête, impossible de le lui faire enlever. Alors si elle comptait le tuer, impossible pour lui de se cacher, tôt ou tard elle allait le retrouver.


Dernière édition par S. Shadow Blackheart le Jeu 23 Sep - 20:15, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: LJC « Don't cry out. »    Sam 28 Aoû - 3:48


    « The first time I saw you, I knew at a glance, I was meant to be yours, yours alone; As I stood before you,my heart seemed to dance and I prayed you would call me your own. »

    Des barrières infranchissables se dressaient au-dessus d'elle. Jude, pauvre humaine et mortelle avait beau grimpé sur ses grilles, jamais elle n'en verrait le bout. Tel Sisyphe qui, une fois après avoir attiré un rocher au plus haut sommet d'une montagne, se voyait recommencer encore et encore jusqu'à l'infini. Jude restait désemparée, et ne voyait aucune échappatoire à son désarroi. Elle était comme prise au piège face à ces deux immenses grilles. La gorge sèche, les lèvres pâteuses et l'estomac noué, elle ne savait quoi faire hormis grimper et s'écrouler péniblement sur le sol terreux. Puis, un inconnu sortit de nul part et débarqua sous ses yeux effarés et son teint livide. Exténuée, la blondinette s'affaissa au sol avant qu'une vois jaillissant de nul part ne vienne à la tirer de son sommeil. « p*tain Jude, t'abuse, ton portable sonne ! » Les paupières toujours closent, la demoiselle débuta dès lors une marche progressive vers le réveil. Malgré tout, son rêve continua. Cet homme semblait insister pour qu'elle ne vienne à le suivre. Étrangement, Jude semblait énergique et suivait la trace de cet inconnu. Il l'emmena dans un tout autre univers qui lui semblait beaucoup plus familier. Une ville, Paris avec la Tour Eiffel en fond -comme sur une carte postale- et l'avenue des Champs-Elysées où les magasins de prêt-à-porter semblaient l'interpeller à chaque passage de la jolie blonde. « Non mais ce n'est pas possible, tu pourrais au moins ranger tes affaires parfois » Interloquée, la Jude de son rêve finit brusquement par se volatiliser tandis que la véritable Jude semblait doucement immerger d'un sommeil lourd et profond. Les cris semblaient se dissiper peu à peu et le calme s'installait progressivement dans la pièce. Vagueuse, Jude admit avoir eu du mal à se réveiller pour enfin se redresser. La tête calée entre ses mains, la blondinette tentait de calmer les tourments que lui causait son cerveau avant que quelques bouffées de chaleur ne viennent à interrompre son calvaire. Inspirant profondément, elle se mit sur pieds, vacillant quelque peu dans la pièce confinée puis réussi tout de même à tirer les pans de ses rideaux. Un soleil rayonnant traversa les parois de ses fenêtres pour venir s'installer tranquillement dans sa chambre. L'une de ses mains restait plaquée contre ses yeux tandis que l'autre tentait d'attraper la poignée de sa fenêtre pour l'ouvrir. « M*rde ! » jura t'elle avant que les deux battants ne cèdent enfin sous sa pression. S'écartant vivement de cet espace trop lumineux à son goût, elle reprit peu à peu ses esprits tandis qu'une once de colère débutait dans son fort intérieur. Elle n'avait pas réagit sur le coup mais .. Shadow, son colocataire -insupportable- venait bel et bien de la réveiller en faisant couiner l'une des sonneries de son réveil ou de je ne sais quel instrument. « Il va me le payer ... ! » murmura t'elle entre ses dents. Soudainement, la gentille petite Judie se transformera rapidement en une véritable harpie prête à tout pour faire payer à un homme sans grand intérêt, ce qu'il venait de commettre. Et pourtant, elle lui avait clairement annoncer qu'il ne devait en aucun importuner son réveil. Manque de chance, il avait enfreint l'une des nombreuses règles qu'elle avait instauré. La deuxième étant « Ne pas me regarder prendre ma douche dans la salle de bain, sachant que le verrou de la porte ne tient pas » et là encore, il s'avérait qu'il lui avait désobéit à de nombreuses reprises. « SUGAR(...) SUGAR ! » vociféra t'elle tandis qu'elle ouvrit à la volée la porte de sa chambre. Elle avouait ne pas le prénommer Sugar, sauf lorsqu'elle était vraiment mais vraiment énervée comme à l'instant présent. Lui-même savait que si elle osait l'appeler ainsi, c'était probablement dû au fait qu'il avait commis une quelconque erreur. Se stabilisant au seuil de sa porte, elle jeta de longs regards dans la pièce lui faisant face avant de croiser le regard d'un homme étrangement apeuré et tenant dans l'une de ses mains l'objet qui venait de l'éveiller. « C'était les pompiers, pas de ma faute » Tirant sur son tee-shirt -extra large !- des Yankees, elle se retint de ne pas lui en décrocher une sur le champs. Contractant sa mâchoire, elle s'approcha vivement de lui puis lui arracha littéralement le combiné qu'il tenait entre ses doigts. « Les pompiers ? C'était les pompiers ? Ne me prends pas en plus pour une idiote ou je ... Je .. Je balance ton foutu portable du cinquième étage ! » Une véritable teigne pointait désormais le bout de son nez face à un Shadow plus meurtri que jamais. Involontairement, Jude appuya sur l'une touches de l'appareil du brunet afin de stopper cette sonnerie incessante ; ce qui fonctionna. Les mains crispées et les pupilles toisant celles du jeune homme, la blondinette fit les cent pas dans la pièce où tous deux se trouvèrent puis lâchant un long et pénible soupir. Remettant rapidement ses cheveux en place, espérant lui faire tout de même bonne impression, elle reprit la parole, tentant d'adopter une voix des plus calmes et sereines possible. « Puisque tu viens de me réveiller, je te conseille vivement d'aller préparer le petit-déjeuner en guise d'excuses. Après quoi, je jugerai bon de les accepter ou non. » Ces derniers mots avaient été prononcés avec plus de gravité. Consciente de la situation actuelle, mieux valait que Shadow exécute ses ordres s'il ne voulait pas terminer en boite compact dans le réfrigérateur.

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MessageSujet: Re: LJC « Don't cry out. »    Jeu 23 Sep - 20:50


“she moves her body like a cyclone ;
she makes me wanna do it all night long.”


emperordalek:


D’accord, c’est vrai. Parfois même les meilleurs d’entre nous prennent des décisions irréfléchies. De mauvaises décisions. Des décisions que nous savons déjà que nous allons regretter sur le moment, à la minute, ou plus précisément le matin qui va suivre. Je veux dire peut-être pas regretter, regretter parce qu’au moins on aura été capable de prendre un risque. Mais quand même... quelque chose au fond de nous décide de faire une folie. Une chose dont on sait qu’elle va forcément se retourner contre nous. On le sait, mais on le fait quand même. Ce que je veux dire c’est... on récolte ce qu’on sème. On a ce qu’on mérite. C’est le karma et peu importe comment vous voyez ça, votre karma vous empoisonne. Et c’était certain, mon puta*n de Karma avait une dent contre moi. Comme tous les samedi soir, je suis allé faire la tournée des bistrots avec mes collègues, avant de continuer tranquillement la soirée chez l’un d’entre eux. Les heures avaient défilé sans que je ne m’aperçoive de rien, j’étais lancé et les verres s’étaient enchainés à une vitesse impressionnante. Au fur et à mesure que la soirée passait, l’alcool que j’avais ingurgité en masse, et comme de l’eau plate, fit son effet. Comme à mon habitude j’étais allé au-delà de tout, oubliant toutes les limites que mon corps m’imposait avec prudence. L’impression que mon crâne allait exploser, un ressentiment étrange. J'ouvris la bouche, stupéfait. Nicotine. J'avais besoin de nicotine. Ou d'un shoot de vodka. Tant pis si ça me faisait dégueuler. Tant pis, je m'en fiche. Je me retourne, me met à chercher désespérément quelque chose. Les cadavres de bouteilles rongeaient mon champ de vision, il n’y avait plus rien à boire, c’était la conclusion fataliste que je venais de déduire. Tâtant avec soin mes poches de jean, je recherchai mon paquet de cigarettes pour me raccrocher devant l'absurdité de la chose : la sècheresse s’était à présent installée dans l’appartement, et j’étais apparemment le seul rescapé. Un silence de plomb régnait tout autour de moi. Interpellé, je jetai quelques coups d’œil à gauche et à droite avant de faire la moue, blasé par ce constat. Tous ivres mort étalés comme des glands dans toute la pièce. Décidant de les abandonner dans ce pitoyable état, je posai mes mains sur les accoudoirs du fauteuil, essayant de me soulever avec les quelques forces qui me restaient. Après de multiples tentatives qui se résumaient qu’à des échecs ; je réussi à m’extraire avec violence de ma place, me retrouvant à val dagué sur un bon mètre avant de terminer ma course, accrocher à la poignée de la porte des toilettes. On se rattrape comme on peut, et avec ce qu’on a. « P’ta*n enfoiré, t’aurais pu faire moins d’bruit, non ?! » s’écria la première tête que je vis se lever. J’arquai d’un sourcil approbateur sa remarque. J’oubliai à chaque fois que les mecs n’étaient pas spécialement chauds des réveils en sursaut, même si c’était toujours le même qui ouvrait sa bouche. Je titubai tant bien que mal vers la sortie, essayant de me repérer malgré ma clairvoyance quelque peu endommagée part la fatigue et l’alcool qui m’érodait. « Tu t’casses d’jà ? » affirma un des cinq gars couchés au sol, qui pourtant essayait de se redresser. Gros échec qui me fit sourire, il s’effondra sous mes yeux. « T’as vu ton état mec ? Tu ressemble à que dal. C’est bon, je vais gérer pour me choper un taxi. » Dis-je avant de remarquer que je venais de parler dans le vide, il s’était déjà rendormi. J’haussai les épaules puis quitta l’appartement, puis l’immeuble ne manquant pas de me retrouver au tapis, plus d’une fois.

Quoiqu’il en soit, après une soirée très constructive. Et au moment où vous avez atteint une relative sérénité, le sol sous vos pieds, se dérobe. Et tout ce bel équilibre est bouleversé. « SUGAR(...) SUGAR ! ». Je relève la tête vers mon interlocuteur qui semble fort peu aimable ce matin. A quatre pattes par terre, mon portable dans ma main droit, j’esquisse un léger sourire. « C’tait les pompiers, pas d’ma faute. » baragouinai-je peu convaincu de l’argument que j’avance. Posant mes mains à terre, je me soulève avec délicatesse pour pouvoir faire face à Jude. Avec nervosité, je pose mon regard bleuté sur ma colocataire. Par moment, elle semblait être la réincarnation d’une furie, ses yeux lagons ne scintillent plus de la même manière et virent aux noires ténèbres. C’était le cas maintenant, je retiens un frisson. Elle est vachement jolie mais son caractère, qu’est ce qu’il pouvait me faire ch*er. C’est peut-être pour cette raison que j’évite de trop m’approcher d’elle et puis, même lorsqu’on s’adresse la parole, c’est pour s’envoyer dans le décor. De vrai chien et chat. « Les pompiers ? C'était les pompiers ? Ne me prends pas en plus pour une idiote ou je ... Je .. Je balance ton foutu portable du cinquième étage ! » Elle vient de me saisir violemment mon portable tel on confisquait un jouet à un pauvre gamin sans défense. Je reste bouche-bée manque plus que j’ouvre la bouche et elle pourra me prendre pour un débile. La connaissant suffisamment, je suis certain qu’elle serait capable de jeter mon foutu téléphone par la fenêtre, rien que pour me pourrir la vie. C’est que la Jude, elle a du répondant et vant mieux pas la contredire, je le sais assurément. Malgré le fait que je sois impulsif, cette blondie ne m’inspire pas à devenir violent. Tout ce que j’aime faire contre elle, la remettre à sa place ; était-elle une féministe ? Par moment, je me le demande vu comment elle me traitre. « Puisque tu viens de me réveiller, je te conseille vivement d'aller préparer le petit-déjeuner en guise d'excuses. Après quoi, je jugerai bon de les accepter ou non. » J’étouffe un rire nerveux, c’est qu’elle peut être amusante parfois. Penchant la tête sur le côté, j’arque un sourcil. « Tu es charmante […] » avouai-je d’un sourire corrupteur, qui se dessinait peu à peu au coin de mes lèvres. Je la regarde de haut en bas comme j’ai l’habitude de le faire tous les matins. En partie pour me moquer mais aussi, j’adore son tee-shirt des Yankees, même si je ne pouvais pas voir quelconque forme de son corps, je la trouve vachement attrayante dedans. « […] C’est toi la femme ici je te signal ! » répliquai-je sans me soucier de ce que je venais de dire. Un brin machiste ? Du tout ou alors, seulement un peu. C’est juste que j’aime rendre folle la Jude. Je suis certain qu’elle va serrer ses petits poings minuscules et se ruer sur moi pour me taper. Comme je le dis plus haut, elle est drôlement charmante cette demoiselle. « J’adore ta tête du matin, qu’est ce que tu peux donner envie à un homme, c’est dingue. » Sarcasme ou non, je m’approche d’elle cessant ma démarche une fois que mon visage n’est plus qu’à quelques centimètres du sien. Je la regarde droit dans les yeux, une main glissant le long de sa joue, repoussant ses cheveux lâchés sur ses épaules vers l'arrière pendant que l’autre, pris délicatement mon portable de ses mains. « C’est à moi. » murmurai-je adroitement. Je ne décolle pas de ma place, nos souffles se mélangent tant nous sommes proche mais ça ne me gêne pas tellement. A vrai dire, j’aime ce genre de situation ambigu. Ca me permet en même temps de voir si je peux mettre mal à l’aise cette jolie créature rien que par un rapprochement.
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MessageSujet: Re: LJC « Don't cry out. »    Sam 20 Nov - 19:38


« i'm here, i'm not gonna leave you »

Telle une grande prêtresse, j'osais le défier du regard, l'incitant à me fixer, m'observer. Sans ciller je m'attardais sur ses traits. Que cherchait-il exactement ? A me faire encore sortir de mes gonds ? C'était réussi, oui très réussi. Comme à chaque fois, Shadow avait le don inouï de m'agacer et ce, dès le matin. Bien entendu, nos querelles restèrent enfantines, quoique j'avais tendance à renchérir, voulant toujours avoir le dernier mot. Si cela fonctionnait ? Oui puisque j'avais obtenu satisfaction lorsque Shadow se la bouclait enfin. Le silence est d'or, mais lui ne semble guère le comprendre. Son portable avait sonné suffisamment fort pour que je ne l'entende et bien entendu, ne vienne à m'éveiller - moi qui était en plein fantasme avec G.Clooney c'était foutu - « C’tait les pompiers, pas d’ma faute. » Ben voyons, ce n'était pas de sa faute. Et puis quoi encore ? Il comptait vraiment me prendre pour la blonde ignarde. De toute manière, c'était peine perdue. Shadow mentait comme il respirait et il était clair que même moi je n'arriverai pas à le faire changer. Immobile et, menaçante, les bras croisés au-dessus de ma poitrine, trônant face à cet homme qui n'eut aucune peine à se redresser. Autant dire qu'une fois debout, j'eus du mal à le toiser, de peur qu'il ne vienne à s'en prendre à moi - pauvre créature faible et innocente - Cependant je gardais foi, et, la tête haute lui rétorqua quelques propos tout en lui faisant du chantage par la même occasion. Dès lors je me demandais encore pourquoi avais-je accepter l'idée de m'installer dans un appartement auprès d'un goujat tel que lui. Qu'est-ce qu'il m'avait pris pour que je lui annonce la nouvelle ? Après tout, je ne l'avais jamais rencontré, juste quelques coups de fil échangé avant ma fameuse venue ici-même. Pourtant, je n'avais pas regretté ce choix ; il avait été le mien et à l'époque, j'avais été en manque crucial d'argent alors, je m'étais précipitée sur la meilleure occasion. Shadow m'avait offert un toit, un lit et même si j'avais refusé à plusieurs reprises de passer ma nuit avec lui, je le remerciais pour tout ce qu'il avait fais. Bien entendu, je le pensais simplement ; je n'irai pas jusqu'à le crier sur tous les toits. Évidemment.

« Tu es charmante […] » me lança t'il tout en me dévisageant avec perversité. Hé, mais qu'il enlève ses yeux de mon corps. Et puis, ce qu'il ne savait pas était que j'arborais des tee-shirt xxl pour qu'il évite de trop m'observer. A la longue ça e devenant dérangeant, et je n'osais même pas penser à toutes les filles qui étaient sorties avec lui. Les pauvres, elles avaient dû souffrir à cause de cet obsédé. Paix à son âme. « […] C’est toi la femme ici je te signal ! » Il venait d'hausser le ton et soudainement, mon regard se fit plus noir. Décroisant mes bras tout en contractant ma mâchoire, je tentais en vain de rester calme tout en empêchant ma main de s'abattre sur l'une de ses joues. En plus d'avoir une case en moins, voilà qu'il avait des airs de macho. Oh oui, cet homme avait vraiment tout pour plaire, c'était certain. « Pardon ? T'as plutôt intérêt à m'obéir si tu veux revoir ton portable vivant un de ces jours. » Ma voix restait cinglante et, adroitement, je jonglais avec son portable, le lançant d'une main à l'autre. J'avais l'idée de filtrer tous ses appels, voir de lui bousiller sa carte SIM au cas où il continuait à m'agacer davantage. « J’adore ta tête du matin, qu’est ce que tu peux donner envie à un homme, c’est dingue. » levant les yeux au ciel, je lâchais un soupir de désolation. Shadow, mon pauvre Shadow .. Si tu savais combien de fois tes potes se sont rués sur moi lorsque tu avais le dos tourner. Seulement, il n'en savait rien et c'était ça, le plus excitant dans l'histoire. Le fait que ses amis me désirent et tentent même de m'avoir dans leur lit me flattait et m'incitait à poursuivre mon petit rituel. J'aimais le fait de pouvoir faire tourner en bourrique Shadow, le rendre totalement aveugle à toutes situations, désorienté voir, méprisable. J'étais crue dans mes paroles, parfois un peu trop car j'avais tendance à blesser les gens aux alentours. Je ne m'en excusais pas, préférant en rabaisser certains tout en les méprisant. C'était le cas pour le brunet, j'aimais me jouer de lui, le rabaisser pour mieux dévoiler ses points faibles. Seulement, je ne savais pas que je pouvais en posséder. Et, c'est lorsqu'il s'approcha de moi, plus que les fois dernières que j'arrachais un soupir d'étonnement. Mon coeur se mit à dérailler, sans grande peine d'ailleurs. Mes pupilles se braquèrent sur les siennes qui entre-autre, me lancèrent quelques éclairs. Un frisson se fit ressentir sur l'une de mes joues tandis que mes mains se détendirent brusquement. Shadow tentait de me faire céder et bien entendu, j'étais faible en cet instant. « Qu'est-ce que(...) » soupirais-je tandis que nos visages restèrent à proximité. Machinalement, une main vint à s'emparer du combiné, me le dépossédant. Fronçant les sourcils, les pupilles toujours fixées en sa direction, cette situation me rendit mal à l'aise et j'eus peine à croire qu'il venait de récupérer l'objet. Légèrement crispée, mes mains se plaquèrent contre son torse - musclé oh oui ! - pour m'évertuer à le repousser. « Dégage Sugar(...) » Seulement, j'avais beau y mettre toutes mes forces, je n'arrivais pas à le déplacer. Je ne faisais qu'empirer la situation en plaquant davantage mon corps contre le sien, chose qui ne me déplaisait pas, certes, mais qui me rendait perplexe. Lâchant finalement toute tentative, je calais mon corps contre la contre se trouvant derrière moi tandis que je rabaissais mon regard - histoire de ne pas passer mon temps à le fixer - « Au fait .. » commençais-je à murmurer. « Tu m'as jamais dis pourquoi tu m'avais choisi. Comme colocataire je veux dire. Qu'est-ce qu'il t'a plû chez moi ? » Lentement, je relevais mes paupières en sa direction, sentant une nouvelle fois ce souffle tiède venir s'incruster contre mes narines.
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MessageSujet: Re: LJC « Don't cry out. »    Mer 24 Nov - 23:07


what started as a whisper, slowly turned into a scream

C’est vrai que par moment, il pouvait exister une certaine tension entre Jude et moi, on n’était pas forcément sur la même longueur d’onde tout le temps. Nos deux caractères s’opposaient, et pourtant, on ne pouvait pas dire qu’on ne se ressemblait pas ; au contraire. Elle était casse pied, réellement et sincèrement. Entre ses sautes d’humeur du matin parce que mademoiselle n’a pas assez dormi ou encore, lorsqu’elle a ses problèmes féminin ; fallait le dire clairement, Cartwright avait un enf*iré de tempérament qui m’exaspérait quelque fois. Mais j’oubliai bien vite mon malheur lorsqu’elle osait se présenter devant moi en tenue affriolante, montrant son corps divin sous tous les angles. Du moins petite précision, la plupart du temps, c’était sans son accord que je pouvais observer ce bout de femme. Je vous vois tout de suite choquer, mais je suis certain qu’elle est au courant et elle n’a pas l’air de s’en plaindre pourtant. Et puis, je l’ai hébergé, je l’ai accepté comme colocataire, elle me devait bien ça. Surtout que contre toute attente, elle ose faire sa vierge en chaleur et refuse –quand je dis refuser, c’est vraiment- toute approche physique de ma part. Je n’sais pas comment elle me perçoit, mais ça ne m’a l’air dans le négatif. Tant pis, elle finira forcément un jour dans mon lit, bourrée ou non. Non, à vrai dire je n’aurai pas de remord à l’avoir dans mes draps si jamais l’alcool lui monte un peu trop, c’est à ses risques et périls. Je la reluque discrètement, je ne peux pas m’y empêcher, quelque chose m’attire chez cette femme. Son physique ? Totalement ouais ! C’est une vraie créature cette fille, je n’arrive pas à croire qu’elle ne veuille pas passer au moins une nuit avec moi. C’est quoi son problème à elle ? Je n’lui plais pas ? (…) je me mis à ricaner intérieurement, non ce n’était pas possible. Je suis un vrai dieu, physiquement et même au lit. Tu me regarde, tu me veux obligatoirement. Où était son fo*tu obstacle alors ? Impossible que ça soit moi, donc en conclusion, elle aime les nanas. Tout de suite, ça devient plus clair. Je croise les bras, penche la tête sur le côté et la dévisage de haut en bas avant de pousser un soupir. Elle ? Put*in, qu’elle gâchis si son plaisir est avec les femmes, décidément, elle rate quelque chose. Quoiqu’il en soit, revenons à nos moutons, cette blonde possédait mon portable, et venait de prononcer des paroles qui firent ressortir mon côté machiste. Franchement, pour qui elle se prenait. Moi, lui à faire à manger ? Sérieux, où est la caméra cachée. Je secouai légèrement la tête de chaque côté, signe de désapprobation en tirant une grimace. Cours toujours Cartwright, tu n’auras rien venant de moi, à part une nuit de plaisir à mes côtés. « Pardon ? T'as plutôt intérêt à m'obéir si tu veux revoir ton portable vivant un de ces jours. » Mes lèvres se fendirent et un rictus s’esquissa. J’ai toujours aimé les beautés dans son genre et encore plus lorsqu’elles avaient du répondant comme la Jude. A chaque fois qu’elle haussait le ton, elle m’excitait d’avantage –dans le bon sens du terme bien sur- ; fallait vraiment que je me calme, elle m’en fait voir de toutes les couleurs et je continue pourtant à jouer. Je m’avance, ou plutôt me rapproche d’elle –ou me colle, à voir selon les gens-. Nos souffles se mêlent, je plaque avec délicatesse ma main droite sur sa joue. Elle a la peau douce, je crois que c’est la première fois que je m’aventure jusqu’ici. « Qu'est-ce que(...) » Doucement, je la fais glisser le long de son visage, de son épaule et repousse une mèche. Son cou est dégagé, je n’ose imaginer la scène de ménage qu’elle me ferait si je lui déposais un baiser. Je n’eus pas le courage, cette étape sera pour plus tard, je voulais seulement récupérer mon téléphone, qu’elle avait possédé. Je savais, pour elle, cela allait représenter une belle défaite que je n’aurais pas de mal à lui remémorer. A force de me traiter d’idiot, elle s’est fait avoir et surtout, elle avait semblé durant l’espace d’un instant surprise de notre rapprochement. Une petite preuve qui pourrait me montrer que décidément, je ne lui étais pas si insensible. Gentille poupée, tu vas tomber tôt ou tard, arrête donc ta stupide résistance. Elle plaque ses mains contre mon torse, je sursaute de stupéfaction. J’ai gagné ? Elle saute sur moi, c’est ça ? « Dégage Sugar(...) » Apparemment non, elle tente tant bien que mal à me refouler. Notre proximité la dérangerait-elle ? Ce n’était certainement pas avec sa force de microbe qu’elle allait réussir à me faire bouger surtout que la situation devenait de plus en intéressante. Comme quoi, avec de la patience, on obtient toujours ce qu’on veut et pour une fois, ce n’est pas moi qui est fait la démarque d’un tel rapprochement. Cependant je n’allais pas m’en plaindre, pouvoir sentir son corps contre le mien, c’était un rêve devenu réalité. Mais la demoiselle me rappela rapidement à l’ordre, et se faufila hors de ma portée. Quoique, à présent, elle était –gentiment- calée entre une porte et moi-même. Franchement, elle ne pouvait plus m’échapper ; va bien falloir qu’elle craque un jour bon dieu ! En tout cas, si elle pensait que j’allais faire mon gentleman et la laisser tranquille, c’était peine perdu pour elle. Mon jeu favori venait tout juste de démarrer et pour rien au monde, je ne voulais louper l’occasion de me perfectionner. D’un pas, lent, on se retrouva une nouvelle fois à la limite de la limite –trop de limite tue la limite, je vais m’occuper de ce cas-. A mon aise, je m’appuie à l’aide ma main gauche contre le mur –bonjour le branleur que je suis- et fixe de mon regard bleuté la blondinette, qui elle, venait de le baisser. Dommage, elle ne me semble pas très joueuse –ou serait-ce qu’avec moi ?- . Quoiqu’il en soit, je n’allais pas m’arrêter au simple rapprochement ni aux jeux des regards, loin de là. Son épaule dégagé de sa chevelure dorée, j’opte pour une avancée en finesse. J’effleure à l’aide de ma main droite sa joue, puis descend vers son cou dont ma main s’y arrêta plus longtemps, profitant de sa douceur. « Au fait .. »Je cessai tous gestes et subtilement, je baissai mon regard vers le sien et prêta une attention particulièrement à ce que Jude allait me dire. « Tu m'as jamais dis pourquoi tu m'avais choisi. Comme colocataire je veux dire. Qu'est-ce qu'il t'a plû chez moi ? » J’arquai un sourcil ; pourquoi cette question ? Pourquoi maintenant surtout ? Ma main qui avait cessé toute activité, reprit de plus belle son chemin et descendit le long de son épaule qu’elle caressa avec une extrême suavité. Je m’avançai vers son oreille, et lui susurra de jolies paroles. « Parce que tu es belle, très belle Jude … » Et une réponse à deux balles et une ; j’étais le meilleur pour ça. Mais soudainement, je senti comme une crispation et je reculai. Jude semblait fort peu contente de cette réplique, et me le montra sans retenue. Un magnifique regard blasé, super. Je m’éloigne d’elle, rompant tout contact physique qui nous liait. Dans le genre question qui refroidit une atmosphère comme celle-ci, la nana l’avait parfaitement placé et au bon moment. « Je n’sais pas moi. J’trouvais qu’on avait une bonne entente, un bon feeling t’vois le truc ? Fin, et puis faut l’avouer, l’fait qu’tu sois une jolie femme a forcément fait basculé la balance en ta faveur. » Mouais, bof la raison. Non mais vraiment, je ne savais pas pourquoi je l’avais choisi. Oui parce qu’elle était jolie, oui parce qu’on s’entendait pas trop mal mais je ne sais pas, c’était un peu comme une évidence lorsque je l’avais vu pour la première fois. Fin bon, qu’est ce qu’on s’en fiche de ça. Et me voilà parti vers le canapé, m’affalant de tout mon être dessus laissant derrière moi ma colocataire. Sérieusement, je ne sais pas ...
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MessageSujet: Re: LJC « Don't cry out. »    Mer 1 Déc - 13:55

    Que dire du bonheur ? Rien. Ça emmerde le monde. Le bonheur des uns fait le malheur des autres. Ça les rend jaloux et mesquins.

Ma patience avait des limites et je ne pouvais nier que Shadow en était la cause principale. Il n'avait aucunement le contrôle de ses réactions ; à chaque fois, c'était le même rituel, il tentait de faire profil bas ou bien de lancer des répliques narquoises qui n'étaient guère sensées me faire rire. Bien au contraire. Me tenant donc face à lui, j'osais le dévisager plus longuement, comme si je désirai le faire plier à mes exigences et à mes quatre volontés - bon cela ne fonctionnait pas toujours mais j'aurai au moins eu le courage de le faire - Il était vrai qu'il m'avait nourri, logé et (...) passons. Je lui devais bien quelques sourires et de belles paroles, seulement il agissait d'une manière grotesque et exagéré en ma compagnie. Etais-je véritablement une de ses filles avec qui il pourrait passer la nuit et faire comme s'il ne s'était rien produit le lendemain ? Bon d'accord, j'avais l'âme d'une séductrice mais j'avais au moins le soin de choisir le bon partenaire. Or, hormis le fait que Shadow soit incontestablement un dieu vivant il ne manquait plus qu'à le tester au lit. je ne pouvais me permettre de me laissé tomber aussi facilement sous son charme. J'avouais l'avoir lorgné plusieurs fois sortir nu de la salle de bain - allez savoir pourquoi il le faisait - ou alors le voir ôté son tee-shirt dévoilant si viril, si musclé, si ferme, si(...) En somme, il était véritablement le plus bel homme du quartier de l'université, mais juste de l'université - après, cela restait à voir - Je m'imaginais tant bien que mal la réaction de mes amies si elle voyait la posture que je venais d'adapter. A force, Shadow me forçait à penser à certaines choses pas très catholiques. Sa présence suffisait à m'écœurer et à éveiller mes sens de prédatrice. Apparemment, le contact physique était presque volontaire chez lui, surtout lorsqu'il s'agissait d'une fille comme moi par exemple. Ses yeux d'un bleu à en faire pâlir plus d'une me fixaient dangereusement alors que je restais immobile, enserrant son téléphone dans l'une de mes mains. S'il croyait que j'allais lâcher l'affaire il pouvait toujours rêver. Je me mis à froncer les sourcils lorsqu'il se plaqua plus fermement contre moi, dégageant quelques mèches de cheveux de mon cou. Un frisson se dégagea de mon corps suivis d'un soupir. Lasse, je tentais de le repousser mais il venait tout juste de récupérer son portable. Il avait peut-être gagné cette bataille mais pas la guerre - qui semblait proche - D'un geste, je tentais de le repousser ; plaquant mes mains sur son torse - mais quel torse ! - tout en le repoussant de toutes mes forces, ou du moins de celles que je pouvais dégager dès mon réveil. Rien n'y fit, il ne bougea pas d'un centimètre, se contentant de rester immobile en me souriant amèrement. Un ange me souriait et se fichait de moi par la même occasion. Qu'importe, je saurai le faire flancher de toute façon. Pourtant, le sourire fier et satisfait qui trônait sur ses lèvres me fustigeait intérieurement parlant. Ma main se défendit cependant à s'appliquer contre l'une de ses joues. J'oubliais le fait que Shadow était un homme inconscient, qui ne réfléchissait pas assez, et qui s'avérait être vicieux auprès des demoiselles. J'avais touché le gros lot apparemment, je comprenais mieux le fait qu'aucunes filles ne se soient présentées pour être sa colocataire. Enfin, j'étais persuadée de ne pas connaître toute la vérité, Shadow me cachait des choses - oui oui ça lui arrive d'être mystérieux - et je comptais bien les lui sous-tirer.

Ce fut par la suite que je vins à le questionner, alors qu'il tentait une énième fois de me conquérir - acte qui ne marcha pas d'ailleurs - je le dévisageais longuement pour connaître sa réponse. Inutile de préciser qu'il fut surpris de voir que je lui avais posé cette question. Après tout, il ne s'y était pas attendu. Esquissant un sourire triomphant tout en retirant la main baladeuse et pâteuse qui trônait sur mon épaule, je finis par croiser les bras, repoussant de mon index son corps si imposant. J'avais hâte de connaître sa réponse, bien qu'elle fut évidente. « Parce que tu es belle, très belle Jude … » Ben voyons, qu'est-ce qu'il ne fallait pas entendre. D'un autre côté, j'avais été certaine d'entendre cette remarque. Venant d'un Don Juan tel que lui, rien ne semblait lui échapper et surtout, il était clair qu'il ne comptait pas lâcher son but. Borné ce petit, drôlement même. Crispant donc ma mâchoire, mon regard fut plus amer que jamais en sa direction. Tentant de le faire reculer pour qu'il ne cesse de me ... toucher, il finit par lâcher l'affaire. Hallelujah, je pouvais enfin respirer ne serait-ce que quelques instants. « C'est vrai que le physique est crucial selon toi. » lui lançais-je avant qu'il ne vienne à me faire volte-face pour s'écrouler sur le canapé du mini-salon. Je ne pus m'empêcher de arquer un sourcil en voyant cette scène aussi pathétique. Il venait tout juste de s'éveiller et le voilà déjà à moitié mort sur ce sofa. Levant les yeux au ciel, je m'élançais en sa direction, contournant soigneusement le canapé pour venir m'asseoir sur l'un des accoudoirs. « Je n’sais pas moi. J’trouvais qu’on avait une bonne entente, un bon feeling t’vois le truc ? Fin, et puis faut l’avouer, l’fait qu’tu sois une jolie femme a forcément fait basculé la balance en ta faveur. » Un sourire s'étira soudainement sur mes lèvres alors que je croisais le regard du brunet. Alors comme ça il y avait un « bon feeling » entre nous ? « Ouais ouais, on me le dit tous les jours. N'empêche que je reste convaincue qu'il y avait d'autres femmes tout aussi désirables que moi qui sont venues toquer à ta porte, je me trompe ? » Haussant les sourcils, je vins à frôler son visage du bout des doigts - disons qu'il était à porté de mains - avant de contourner ses lèvres calmement. Voyons voir si je pouvais réussir à lui faire dire tout ce que je désirai rien qu'en le charmant.
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MessageSujet: Re: LJC « Don't cry out. »    Mar 14 Déc - 22:09


Is this what you need? Am I what you need?

Qu’est ce qu’elle pouvait être pénible par moment la Jude. Sérieusement, je ne vois pas où serait le problème si jamais ils nous venaient à l’idée de prendre du plaisir ensemble, dans un lit commun bien évidemment. Je suis certain de l’attiré au moins un peu, je ne peux pas laisser une femme telle que Jude indifférente ; impensable. Où est le réalisme là-dedans ? J’attire toutes les nanas du quartier, et la seule du moment qui attise ma curiosité me repousse sans cesse. Dilemme. Je ne dis pas que j’allais lâcher l’affaire, qu’elle se trouve un autre gars ou qu’elle continue à me repousser, jamais je ne cesserai de la poursuivre. Détermination. Fallait que j’élabore un tout autre stratagème, il semblerait que mon côté rentre dedans ne lui fasse guère l’effet que je lui souhaiterai. Là n’était pas le problème, je trouverai une autre technique d’approche car Cartwright ne ressemble certainement pas aux autres demoiselles que j’ai pu fréquenter auparavant ; un nouveau challenge coriace venait de s’établir, je comptai bien mettre les bouchers doubles pour l’amadouer du mieux que je pouvais. Et surtout, essayer de lui enlever de la tête, cette image si négative me décrivant malgré qu’elle était véridique dans un sens. Une main plaquée sur l’épaule de la blonde, je ne pouvais décrocher mon regard bleuté du sien. Ses prunelles étaient magnifiques, par moment, il m’arrivait de m’y perdre. Un peu comme un vaste océan, j’avais l’impression de pouvoir lire en elle, mais tout ceci n’était qu’un simple mirage. Au contraire, à force de persister, je m’y noyai et sans cesse, je persistai à me laisser hypnotiser. « Tu m'as jamais dis pourquoi tu m'avais choisi. Comme colocataire je veux dire. Qu'est-ce qu'il t'a plû chez moi ? » J’eus un raclement de gorge ; était-ce une question piège ? Je n’aimai guère ce jeu-là surtout que la plupart du temps, je ne sortais jamais la bonne réponse. Et par la suite, j’avais le droit à une bonne claque sur la joue, suivit d’une insulte peu convenable à entendre. Les femmes et leurs questions, c’était une grande histoire que je n’arrivais pas décrypter le sens. Pourquoi toujours chercher des réponses là où il n’y en a pas besoin ? Pourquoi toujours se poser des questions surtout ? J’arquai un sourcil essayant de rester maître de mes gestes et des émotions malgré que je sois légèrement surpris. Jude, tout un mystère qui ne demandait qu’à être découvert, j’en suis certain. « Parce que tu es belle, très belle Jude … » En partie, il ne fallait pas se mentir, je l’avais choisi pour son physique. Au départ, j’avais surtout pensé pouvoir prendre du bon temps avec ma future jolie colocataire, mais apparemment, j’étais tombé sur la seule qui ne souhaitait pas de ça avec moi. Quel veinard, j’en remercie Dieu ! Cependant cette réponse qui, probablement, n’avait fait rire que moi, braqua Jude. Me dévisageant avec animosité, j’en retenu ma respiration durant quelques secondes. « C'est vrai que le physique est crucial selon toi. » Qu’est ce qu’elle attendait de moi ? J’en voyais pas le bout de sa foutu question. Complètement lassé de réfléchir sur le pourquoi du comment je l’avais choisi, je renonçai pour l’instant à attraper Jude dans mes filets. Je retenterai plus tard lorsqu’elle aura cessé ses interrogations. Fallait l’avouer, je venais en quelque sorte déclarer forfait et la jeune femme avait toutes les chances de croire qu’elle avait remporté le jeu. Ce n’était que partie remise. A présent, m’éloignant de la blonde curieuse, la laissant enfin respirer tranquillement, je me dirigeai vers le canapé. Une fois à sa hauteur, je m’effondrai dedans, n’hésitant pas un seul instant à m’allonger. L’envie de piquer un petit somme m’éveilla l’esprit, mais la présence de Jude m’en dissuada. Oui, je ne pouvais pas oublier qu’elle était auprès de moi et qu’elle ne me laisserait certainement pas dormir avant que je ne lui ai répondu. Vague soupire, je posai mon regard au plafond ; puis un bruit de pas résonnèrent dans toute la chambre. Tiens, Jude se décidait à se déplacer, pour aller où ? Je n’en savais rien et j’avais surtout peu l’envie de savoir. Du moins je me doutai avec une presque certitude qu’elle n’allait certainement pas se pointer à côté de moi, vu le comportement qu’elle opte lorsque je suis à ses côtés. Tout ceci me paraissait peu probable. Mais à croire que la blonde aimait me contredire sans le savoir, venant ainsi s’installer sur l’accoudoir du sofa. Sentant sa présence au-dessus de moi, je basculai ma tête en arrière et en effet, je pus constater que cette splendide créature était proche de moi. Apparemment, elle souhaitait réellement une réponse et ne comptait pas en démordre. J’avais horreur lorsqu’elle faisait autant sa curieuse, elle me collait partout abusant par moment de son charme. « Je n’sais pas moi. J’trouvais qu’on avait une bonne entente, un bon feeling t’vois le truc ? Fin, et puis faut l’avouer, l’fait qu’tu sois une jolie femme a forcément fait basculé la balance en ta faveur. » Feeling ? Qu’est ce que je viens de raconter ma parole, concentre toi un peu ! Je ferme les yeux, j’aurai du réfléchir avant de prononcer des paroles aussi stupides. Un instant plus tard, je les ouvre et aperçu ce chavirant sourire sur le visage de Jude. Crétin. « Ouais ouais, on me le dit tous les jours. N'empêche que je reste convaincue qu'il y avait d'autres femmes tout aussi désirables que moi qui sont venues toquer à ta porte, je me trompe ? » De fins doigts vinrent glissés le long de mon visage. C’était la première fois qu’elle se montrait aussi entreprenante à mon sujet ; se rendait-elle compte de qui se trouvait en face d’elle ? En tout cas, je pris ça pour une ouverture vers mon but final. Ces doigts glissèrent aux alentours de mes lèvres, et instantanément mon corps se mit à réagir : un tressaillement suivit d’un sourire au coin. J’en pouvais plus, son énigmatique comportement me rendait déraisonnable. Déjà qu’à la base, à la pensée de Jude, je ne pouvais me contrôler alors si maintenant, elle se mettait à jouer ; tôt ou tard, elle sera mienne. Je me relevais avant de m’asseoir normalement, ne prêtant aucun regard à Jude. « Tu devrais t’estimer heureuse, je t’ai choisi. » D’un geste rapide et dans un enchaînement coordonné, je me retournai, empoignai son avant-bras et la fit basculer de mon côté. Elle se retrouva comme prévu à demi-allongé, dos collé à l’accoudoir. Tout en gardant fermement ma prise, je plaquai son bras contre le canapé, et m’approchai lentement tel un chat cheminant vers sa proie. Frôlant mon corps contre le sien, je rampai jusqu’à être à hauteur de son visage. Petit à petit, je desserrais la pression qu’exerçait ma main sur son poignet, et laissa mes doigts se faufiler dans ceux de Jude. « Si j'ai profané avec mon indigne main cette châsse sacrée, je suis prêt à une douce pénitence : permettez à mes lèvres, comme à deux pèlerins rougissants, d'effacer ce grossier attouchement … » En prononçant cette citation provenant d’un livre de Shakespeare, je m’étais aventuré à effleurer son cou avec ma bouche, mon souffle chaud s’écrasant contre sa peau avant d’oser remonter jusqu’à ses lèvres. Instinctivement, je les fixai souhaitant les capturer avec passion. « … par un tendre baiser. » Je sais, je sais qu’elle en a autant envie que moi. Je le lis en elle, son corps, son regard me prouvent que son rejet n’est que pur désir. Nos expirations se mélangeant, je pouvais aisément l’embrasser si mes pulsions devenaient trop dominatrices mais rien n’y faisait. J’attendais, peut-être naïvement, que ses lèvres viennent côtoyer les miennes.
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MessageSujet: Re: LJC « Don't cry out. »    Jeu 30 Déc - 2:42


Not saying it was your fault, although you could have done more..



Qu'est-ce qu'il croyait ? Que j'allais lui tomber dans les bras aussi facilement ? Tss(...) il était né de la dernière pluie celui-là. Bien qu'il m'agaçait - comme toujours - je ne pouvais nié que quelque chose chez lui me plaisait. Je crois que c'était purement physique ; si une fille aimait son caractère - plus vicieux que lui tu meurs - qu'elle me le dise car je ne connaissais pas grand monde qui appréciait un homme aussi malsain que lui. Les filles ? Il en voyait défiler des dizaines par jour - n'exagérons rien - et je pouvais même vous les décrire puisqu'il osait les amener ici. Dès lors qu'il franchissait le seuil de la porte en compagnie d'une demoiselle, c'est comme si j'avais compris le message. Il savait que je n'appréciais pas qu'il ramène des jeunes femmes ici, dans ' notre ' logement je précise. Mais qu'importe, il enfreignait souvent les règles que l'on avait crées. Il se contrefichait de tout. Parfois je songeais à chercher un nouveau logement, rester loin de lui et de toutes les stratégies qu'il envisageait pour me faire flancher. Oui, Shadow désirait que je lui tombe dans les bras, que je le couvre de baisers et que je m'envoie volontiers en l'air avec lui ; mais pour qui me prenait-il ? Autant j'avais - dans le passé donc - effectué ce genre de relations malsaines auprès des hommes, autant maintenant je cherchais à les fuir. Oui, je n'étais pas très courageuse - plutôt froussarde même - et c'est pour quoi je préférai m'évincer de chaque bataille, de chaque action qui pourrait me nuire. Malgré tout, je m'étais attachée à Shadow et il me serait difficile de l'abandonner aussi facilement. Et puis, il était hors de question qu'une brune ou blonde ne vienne à prendre ma place dans cet appartement. Voyez comme j'imaginais mon avenir ; seule, errante à la recherche d'un nouveau logement sachant que celui que je possédais actuellement me convenait suffisamment. En réalité, je faisais tout pour éviter Shadow ; lui, ses plaisanteries, ses techniques de drague .. tout en lui m'exaspérait et pourtant, je m'amusais à le défier, à lui faire tourner la tête. Pourquoi ? Parce que cela me plaisait, et je pense que cela était réciproque. Bien entendu, je savais qu'il possédait la même attraction auprès des autres demoiselles mais je n'y songeais pas. En cet instant précis, il n'y avait que lui et moi, personne d'autre ne pouvant gâcher le jeu qui s'était installé depuis si longtemps entre nous.

Me décrochant enfin de la table qui m'avais à moitié sauvée la mise, je finis par effectuer quelques enjambées dans la pièce. Mes pupilles restèrent fixées sur l'être gisant à même le canapé. J'arquais un sourcil en le dévisageant ; il paraissait à moitié conscient alors qu'il venait tout juste de se réveiller. Ce pauvre garçon était d'une motivation effarante. Croisant mes bras au niveau de ma poitrine j'avançais timidement vers ledit canapé pour finalement le contourner. Après maintes hésitations, je vins à m'asseoir sur l'un des accoudoirs - manquant d'ailleurs de m'écraser au sol - et posa un bref regard en direction de la télévision éteinte dont se reflétaient nos silhouettes sur l'écran noir. Je lâchais un soupir avant de pivoter ma tête en direction du jeune homme, allongé à mes côtés. Je ne pus m'empêcher de le dévisager. Son visage était parfait, les traits étaient bien dessinés et je ne m'imaginais même pas poser un regard sur son torse. Un dieu, voilà ce qu'il pouvait représenter à mes yeux. Je commençais à divaguer, mes esprit fut soudainement remplie d'images peu catholiques m'animant en compagnie de Shadow. Mais que m'arrivait-il ? Inconsciemment, je courbais mon corps en sa direction tout en appliquant calmement une main sur son visage, le caressant par la suite du bout des doigts. Restant affreusement calme, je me laissais aller à mes pulsions, m'interdisant de rétracter mes doigts. J'étais comme hypnotiser par mes gestes et ses grands yeux bleus qui me fixaient innocemment. Je déglutis lorsque je croisais ses pupilles puis, me rendant soudainement compte de mon malheur, j'écartais mes doigts et détournais mes yeux. Je me devais de quitter la pièce sous peine de succomber davantage à son charme si légendaire. Je m'étais promis de ne pas être l'une de ses filles qu'il ramenait le soir et pourtant, mon heure semblait bientôt sonner. « Tu devrais t’estimer heureuse, je t’ai choisi. » me lança t'il vivement. Je l'observais du coup de l'oeil, satisfaite de cette réponse avant qu'un drame ne se produisit. Je n'eus à peine le temps de rabattre ma chevelure blonde derrière mes épaules qu'une main se pressa contre mon poignet et tout mon corps fut propulsé en arrière, me retrouvant donc assise sur le sofa, le corps à moitié allongé sur celui de Shadow. Fronçant les sourcils, je me redressais pour venir caler mon dos contre l'accoudoir. Malheureusement, le brunet était bien trop rusé pour moi et il eut tôt fais de me barrer l'unique sortie possible. Me voilà prisonnière de cet être intolérablement séduisant. Mon coeur se mit à battre violemment contre ma poitrine tandis que je tâchais de détourner mes pupilles, ne désirant pas croiser les siennes. « Si j'ai profané avec mon indigne main cette châsse sacrée, je suis prêt à une douce pénitence : permettez à mes lèvres, comme à deux pèlerins rougissants, d'effacer ce grossier attouchement … » Le rouge me monta aux joues alors que mes yeux s'embrumèrent peu à peu. Il faisait soudainement très chaud dans cette pièce, trop peut-être. J'avais cessé de gigoter, de me tortiller sur place ne voulant pas gâcher un moment pareil. Et puis, je ne connaissais pas cette sublime citation, Du moins, je connaissais seulement son auteur, l'unique William Shakespeare. Mais j'attendis patiemment qu'il ne termine ses propos. « … par un tendre baiser. » Mon rythme cardiaque s'accéléra de nouveau tandis que mon souffle se mélangeait au sien. Je n'avais plus la notion du temps, ni de l'espace (…) j'étais seule, face à ma pire crainte. Pourtant, une voix dans ma tête m'obligeait à aller à l'encontre de mes interdits. Non Judy, tu ne dois (…) l'embrasse. Trop tard, mes lèvres s'étaient pressées contre les siennes, une terrible brûlure émanait d'ailleurs de celles-ci alors que les secondes défilèrent. Mais, je finis par tout rompre, me rendant compte de mon erreur. Ecarquillant les yeux j'observais mon interlocuteur décidément plus proche de moi que je ne l'aurai crû ; puis, ma main se releva pour mieux s'abattre sur l'une de ses joues. Seulement .. Je ne savais plus du tout où j'en étais à présent. Cet homme venait de tout chambouler dans mon coeur *0* « Je … Je suis désolée. Excuse moi Shadow .. » balbutiais-je tout en tentant d'adopter une attitude plus correcte, en vain. Malgré tout, je ne voulais pas que tout se termine maintenant et encore moins de cette manière là. Au fond, j'avais probablement pris goût à ce bref baiser.

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